FERTILES

Ma fertilité est-elle mon amie, même si je ne veux pas encore, ou jamais, d’enfant ?

Premièrement, il faut définir ce qu’est la fertilité. Chez les femmes, femelles mammifères de l’espèce humaine, la fertilité généralement se réfère à la capacité à se reproduire : concevoir et porter une grossesse à terme. Évidemment la place de l’homme, et la santé de ses nageurs, jouent un rôle clé dans cette histoire. Simplifions donc l’équation pour aller regarder spécifiquement chez la femme, ce que signifie la fertilité. Il s’agit de la capacité d’ovuler (de produire et libérer un ovule) chaque cycle (cycles de 24 a 36 jours idéalement) ET de produire suffisamment de progestérone durant la phase post-ovulatoire pour promouvoir la solidité de l’endomètre dans lequel va s’implanter le nouvel embryon. 

On parle donc d’une réalité physiologique, de la santé d’un organisme : le système reproducteur. Or, le système reproducteur n’est pas un système isolé. Au cours de mes explorations et nombreuses conversations autour du sujet, je me suis rendu compte qu’il existe une réelle fracture dans l’esprit de beaucoup de personnes entre la santé de leur cycle menstruel, et la santé de leur organisme entier. La fertilité est en fait le reflet de notre santé générale et participe à notre santé générale. C’est une relation interdépendante et réciproque.

Corps adaptatif

Le corps est intelligent. C’est un des grands défis de notre temps : comprendre que notre corps n’est pas notre ennemi, que ses réactions ne sont pas aléatoires et que ses processus sont intelligents et organisés. 

Il sait, et nous savons, que la conception et la gestation sont des processus demandant énergie et vitalité. Un corps qui se trouve en dénutrition, stressé, enflammé, ou combattant des pathogènes, ne va généralement pas prioriser la fertilité et la reproduction : il est en mode survie. Comme résultat, le cycle menstruel s’en voit affecté : phase lutéale réduite, ovulations incomplètes et irrégulières ou absence d’ovulation tout court. Le système reproductif n’est plus opératif car la reproduction n’est plus une priorité. Les ressources de l’organisme sont limitées et il n’investit plus d’énergie dans le cycle ovulatoire, car une grossesse serait une trop grosse charge dans ces moments de guérison ou d’auto-régulation.

Vous l’aurez compris, quand le corps ne va pas bien, la fertilité peut en souffrir.  Notre fertilité, notre cycle, nous alerte en soit que quelque chose n’est pas au top de sa forme. Mais quant à savoir l’écouter et interpréter ses messages…

Fertilité alliée

Quand on comprend que la fertilité est un reflet de notre santé globale et peut même nous indiquer certains soucis, on peut aller regarder de l’autre côté de la pièce… que la fertilité, soutient également notre santé et notre bien-être, à court et long terme ! 

Nos hormones sexuelles œstrogène et progestérone ont des actions différentes et complémentaires sur notre organisme, et leurs effets ne se limitent pas au système reproducteur. 

  • L’œstrogène : 

En plus de promouvoir la production de glaire cervical  (ce qui permet la survie et le passage et des spermatozoïdes vers l’utérus) et de reconstruire l’endomètre après les menstruations, l’oestrogène nous aide à la prolifération cellulaire. Elle vient stimuler nos masses musculaires, osseuses, nos tissus mammaires, etc. Elle stimule le moral, l’énergie, la libido, jusqu’à notre peau et nos cheveux rayonnent. 

  • La progestérone : 

En seconde moitié de cycle, la progestérone nous permet de nourrir l’endomètre pour la réception d’un embryon, mais nous aide également avec la régulation et la normalisation de ces mêmes cellules stimulées en première moitié de cycle. Elle encourage la relaxation, le sommeil, la régénération de nos neurones, diminue l’anxiété.

On comprend donc qu’elles sont toutes les deux très nécessaires à l’équilibre de nos processus physiques et psychiques. Non seulement un cycle sain nous offre santé, vitalité et bien être à court terme, mais il aide également à préparer les conceptions, gestations, et surprise… la ménopause et la vieillesse ! Ovuler régulièrement durant nos années fertiles est donc clé dans notre santé d’aujourd’hui, mais aussi de demain.

Je parle de santé, tout en comprenant la difficulté de l’obtenir et/ou la maintenir dans nos contextes actuels : toxines environnementales, style de vie stressant, préoccupations diverses et j’en passe… L’idée n’est pas de générer plus de stress dans sa quête de santé mais d’apprendre à écouter son cycle et les messages qu’il nous amène. Savoir les interpréter est fondamental, puisqu’ils peuvent nous indiquer quel chemin prendre pour améliorer notre bien-être et vitalité. Je vous invite à reconnaître notre cycle comme allié au lieu d’ennemi, même quand les choses vont mal : il ne fait que son travail, indiquant les endroits où il a mal. 

Aller plus loin …

Pour cultiver cette relation avec notre fertilité, notre cycle, et profiter de ses sagesses, il nous faut apprendre à l’observer. Connaître son langage, savoir interpréter les indices qu’il nous laisse, bien visibles. Cela commence par faire le silence et retourner dans le corps. Puis vous l’avez sûrement deviné, s’immerger dans les connaissances. Apprendre à observer son cycle et ses symptômes, grâce aux méthodes d’observation du cycle c’est apprendre à décoder une autre langue. Quand on comprend les manifestations de notre mal être et qu’on peut expliquer et interpréter par la raison et l’intuition profonde, on est armé pour se soigner. Certes, souvent on ne se soigne pas seul, et c’est très beau et parfois nécessaire de se faire aider. Mais je ne peux que souligner l’importance de s’apprécier comme l’unique autorité sur votre propre corps et prendre des décisions informées. Et ce encore plus lorsqu’il s’agit de votre santé reproductive, de votre centre créateur, du cordon qui vous relie à la terre et aux rythmes naturels. 

J’espère avoir répondu à la question proposée en début d’article, et je souhaite vous inviter dans une auto-exploration autour de ce même sujet. Au dessous vous trouverez des pistes de réflexions où vous vous questionerez sur la portée de ce mot :  fertilité. J’invite les filles comme les garçons, de tous âges, à prendre 5 minutes pour répondre à ces petites questions et accueillir avec curiosité et bienveillance ce qui vient. Si vous souhaitez partager vos réponses et explorations, c’est avec grand plaisir que je vous lirai à contact@darsealuz.com. Faisons revivre les échanges de mail !

Quelle est ma relation avec MA fertilité ?

Qu’est-ce que ce mot signifie pour moi ?

A quelles émotions ou pensées je l’associe ?

Que se passe-t’il dans mon corps quand je pense à ce mot ? 

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Publié par Séphora Khatouf

Educatrice en fertilité et méthodes d'observation du cyle

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